Notre solution de scoring d'impact

Stéphanie Bernier-Monzon Stéphanie Bernier-Monzon 28 mars 2019

Temps :  5 à 7 minutes 

 

 

Le mot du moment chez impak, c’est Qualification. Pourquoi? Parce que, comme vous le savez peut-être, on a développé une méthodologie de qualification de l’impact qui est exhaustive, permet de comparer les entreprises entre elles, qui prend en compte les impacts négatifs ET positifs, et dont on est par-ti-cu-liè-re-ment fiers.

Cette méthodologie de qualification est au coeur de notre solution appelée Solution de scoring et d’investissement d’impact ou IS2 pour les intimes, et commence à avoir un (très) bel écho auprès des fonds d’investissements responsables et d’impact. Youpi!

Un tel intérêt s’explique par le fait qu’il n’existe pas d’autres méthodologies de qualification comparables à la nôtre en ce moment sur le marché. C’est donc dire qu’elle est unique! Qu’est-ce qui la rend si spéciale? Voyons voir.

 

L’IS2, c’est quoi ça?

On a basé notre approche sur la méthodologie de l’Impact Management Project. Ce projet rassemble plus de 2000 entreprises, experts.tes et organisations dans le monde qui ont réfléchi et élaboré des standards d’impact. Ce sont présentement les normes les plus inclusives et avancées dans le monde. Mais revenons à nos moutons.

Notre méthodologie  est composée d’un premier questionnaire d’une dizaine de questions, d’un deuxième questionnaire beaucoup plus exhaustif d’une cinquantaine de questions et ultimement d’une vérification diligente d’impact dans le cas où un investisseur voudrait sous-traiter cet aspect-là.

Oui, oui, on a bien dit comparable et visuellement facile à comprendre
La force de nos questionnaires, c’est qu’ils permettent de poser les mêmes questions à toutes les entreprises, sans ajustements au cas par cas nécessaires. Les résultats des questionnaires des entreprises peuvent donc être comparés entre eux, et ce, peu importe l’industrie, le domaine ou l’activité des entreprises.

À l’issue du deuxième questionnaire, l’IS2 est en mesure d’émettre le score impak de l’entreprise.
Les entreprises doivent atteindre un score minimal pour être acceptées sur impak.eco, mais ce score peut s’appliquer à tout type d’entreprise, pas seulement à celles d’impact. À noter que les entreprises présentement sur la plateforme ont passé le premier questionnaire et sont donc des entreprises qui souhaitent résoudre un enjeu social ou environnemental. Elles devront en temps et lieu passer le second questionnaire pour déterminer si elles sont véritablement des entreprises d’impact, et pour calculer leur score impak.
Le score impak est tout particulièrement intéressant car il donne un aperçu en un coup d’oeil de l’impact d’une entreprise. Il ne suffit cependant pas à résumer la complexité du processus de création d’impact et doit donc être analysé en parallèle avec un autre élément d’autant plus important qui ressort de nos questionnaires. J’ai nommé, la matrice des critères d’impact.  

Cette analyse qualitative, reprenant toujours la même liste de 15 critères, permet de comparer les entreprises entre elles, peu importe leur taille ou secteur d’activité. Elle est formée d’un diagramme visuellement facile à comprendre (je dirais même assez chouette) et d’un dossier exhaustif sur les impacts positifs et négatifs d’une entreprise. Elle permet donc aux fonds qui ont acheté notre service de connaître en profondeur les impacts positifs tout comme les impacts négatifs d’une entreprise dans laquelle ils souhaitent investir, et ils peuvent ainsi sélectionner celles qui conviennent le mieux à leurs objectifs en terme d’impact.

 

Impacts positifs ET négatifs?

Il faut d’abord considérer que peu de méthodologies sur le marché prennent en compte ces deux types d’impact. Jusqu’à maintenant, on prenait surtout en considération les impacts négatifs créés par l’activité de l’entreprise et ce qu’elle faisait pour y remédier (c’est l’investissement responsable ou ESG). Or, elle peut aussi créer des impacts positifs par son produit, son service, sa structure, etc.

Considérer les impacts positifs et les impacts négatifs, ça signifie qu’on est capable d’éviter le greenwashing à 99,9 %. Comment ça? Eh bien une entreprise qui fait de grandes choses pour résoudre une enjeu social, mais qui, ce faisant, crée des impacts environnementaux négatifs énormes, doit être prise dans son ensemble et pas seulement pour ses impacts positifs. Ne considérer que les impacts positifs, même s’ils ne sont pas significatifs, c’est ça le greenwashing. Dans une monde où cette technique marketing irresponsable est en vogue, on comprend la traction et la pertinence de l’IS2!

 

Et les Objectifs de développement durable dans tout ça?

Ces questionnaires nous permettent également de déterminer les Objectifs de développement durable (ODD) de l’ONU auxquelles répond l’entreprise, que ce soit dans ses produits (ex. produits bio), ses services (ex. aide aux personnes en difficulté) ou sa structure (ex. employés.ées issus.es de la réinsertion sociale).

 

Nous, on aime être précis

Pour être capable de faire une association avec le ou les ODD les plus pertinents, nos experts.tes ont analysé en détail les cibles des ODD pour en ressortir une centaine de domaines d’impact, qui parlent plus directement aux activités d’une entreprise. Pourquoi? Eh bien, on comprendra qu’il est plus ardu d’identifier l’ODD « Vie terrestre » dans les activités de Tentree (qui plante 10 arbres pour chaque article vendu) que de lui associer le domaine d’impact « Gestion durable des forêts ». Et puis, une entreprise aux activités complètement différentes pourrait aussi être associée à cet ODD, mais sous un domaine d’impact différent. Ça nous permet à la fois d’avoir une vue globale de l’ODD et d’être précis sur la portée des activités d’une entreprise. On a d’ailleurs entendu dire que l’association entre une entreprise et un ODD serait désormais incontournable pour que celles-ci bénéficient d’investissement d’impact. Il était temps!

L’outil de qualification que nous avons créé est perçu par nos partenaires actuels comme particulièrement pertinent et efficace. Cela n'empêche pas qu’il soit en constante optimisation et destiné à évoluer dans le temps.

Ce qui nous guide depuis le début de sa conceptualisation, c’est notre souci constant de faire preuve de cohérence. Dans un contexte où les enjeux sociaux et environnementaux sont colossaux et que le greenwashing est de plus en plus difficile à détecter, notre devoir est d’aiguiller les acteurs du changement, qu’il s’agisse des fonds d’investissement, des citoyens ou des entreprises, le plus précisément et adéquatement possible. Un petit pas pour l’entrepreneur, un grand pas pour… !

 

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Stéphanie Bernier-Monzon
La plume d'impak Stéphanie Bernier-Monzon


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